ROMAN COUP DE COEUR DU LIBRAIRE !

 

"Max ne suivra pas son père six cents mètres sous terre. La mine, très peu pour lui. À vingt ans, Max rêve d'ailleurs. Alors en 1961, quand il embarque pour l'Algérie, il se dit qu'au moins, là-bas, il y aura le soleil et la mer. Il ne sera pas déçu.
Pour l'aspirant au 11è bataillon de chasseurs alpins, le poste frontière algéro-tunisien relèverait presque de la sinécure. D'autant qu'il rencontre Leïla, une jeune infirmière Berbère dont il tombe fou amoureux. Tant pis pour sa fiancée sténo à Saint-Étienne.
Mais à l'approche du cessez-le-feu, les tensions s'exacerbent, l'ennemi d'hier devient le nouvel allié et Max essaie de garder la face dans ce merdier. Saleté de guerre...

Tragi-comédie cruelle et corrosive où le verbe mordant d'Alain Jaspard incise dans la laideur d'un conflit remisé aux oubliettes, Les Bleus étaient verts est le portrait d'une jeunesse en mutation qui s'apprête à briser ses entraves, à libérer sa soif de vivre et d'aimer."

 

PRIX : 17 euros

EDITION : Héloïse d'Ormesson

 

 

EXTRAIT

"Le Ville d'Oran

Juillet 1961

A vingt ans, Max n'avait jamais mis les pieds sur un bateau, ni même approché et touché la coque froide et vibrante d'un cargo larguant les amarres pour la Tasmanie ou les îles Vierges. A vingt ans, il savait à peine nager. A vingt ans, il ne connaissait de la mer que ses séjours à la Napoule, au centre de colonie de vacances du comité d'entreprise des Charbonnages de France, où il avait perdu son pucelage à quinze ans - grâce soit rendue à la générosité d'une cantinière de la salle à manger des ados, une fille du Pas-de-Calais aux mains rouges et au coeur tendre, sur la plage au clair de lune, dans de laborieuses contorsions entre bâtons d'esquimaux et mégots de Gauloises bleues, "ça me gratte, j'ai du sable plein la culotte" -, exploit qu'il ne parviendrait à renouveler que trois ans plus tard malgré son assiduité, en cause une coriace acné juvénile. A vingt ans, il ne savait pas grand-chose.

A vingt ans, on l'envoya sous les drapeaux." (page 7)

 

La suite est à découvrir en librairie ...

 

Les Bleus étaient verts