Les Murs ont la parole - Mai 68

 

Conçu comme une promenade où chaque mur raconte un slogan, une idée, un combat, une blague, un bon mot, ce journal mural est le témoin le plus vif et le plus authentique du Paris de 68, rédigé et imprimé dans la foulée du mois de mai. Depuis 50 ans, ces mots sont repris, réassaisonnés, déplacés, remués, déjoués, déformés, réutilisés. Le passage du temps, ce qui change, ce qui ne change pas, la publicité, le graffiti : nous sommes tous les enfants de 68.
Extraits :
" Jouissez ici et maintenant." Nouvelle fac de médecine
" La forêt précède l'homme, le désert le suit." Sorbonne
" Cours camarade, le vieux est derrière toi." Sorbonne
" Autrefois nous n'avions que le pavot. Aujourd'hui le pavé." Nanterre
" Exagérer, c'est commencer d'inventer." Censier
Éditions Points, 5,90€.
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Un Arbre en mai
On ne trouvera pas dans ce texte le calendrier précis des faits, mais la description d'une éclosion, vue depuis l'intérieur du mouvement. Jean-Christophe Bailly nous propose un récit personnel à demi rêvé, des images surgies de sa mémoire cinquante ans après : le regard d'un jeune étudiant de Nanterre sur ces évènements qui ont marqué la France.
Éditions Seuil, 10€.

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Mai 68 par celles et ceux qui l'ont vécu

Mai-Juin 68, cinquante ans après… L’événement génère encore beaucoup de discours, de confiscations, de raccourcis, mais qui sait comment cet épisode extraordinaire est entré dans la vie de millions de personnes ordinaires ? De Paris à Lamotte-Beuvron, en passant par Lille, Marseille ou Poitiers, plus de cent cinquante témoins de ce moment marquant de l’histoire racontent dans ce livre comment elles et ils l’ont vécu. Enfant de la banlieue rouge, collégienne des beaux quartiers, étudiant algérien en art dramatique, ajusteur, professeur de collège, opératrice des PTT, métallo d’une usine automobile, appelé du contingent, aumônier de jeunes, mère au foyer, directeur d’une maison de la culture, cheminot… Reliés les uns aux autres, leurs récits forment une incroyable fresque. L’élan émancipateur de ce qui fut vécu durant ces semaines mémorables s’incarne de manière polyphonique, à la fois intime et politique.

Ces pages forment la trace précieuse, inédite à cette échelle, de ce que fut Mai-Juin 68. Un moment d’histoire dont le souffle a transformé des vies. Un passé si fort qu’il travaille encore le présent.

Fruit de la sélection de plus de 300 textes reçus lors d’un vaste appel à témoignages lancé en partenariat avec Mediapart, ce livre a été « orchestré » par trois universitaires spécialistes de Mai 68 : Christelle Dormoy-Rajramanan (docteure en science politique de l’université Paris-Nanterre, chercheuse au CRESPPA-CSU) ; Boris Gobille (maître de conférences de science politique à l’École normale supérieure de Lyon et chercheur au CNRS) ; Erik Neveu (professeur de science politique CNRS Arènes et /Sciences Po Rennes).

 

Les éditions de l'Atelier, 29,90€.

 

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1968, de grands soirs en petits matins

À partir d’un travail dans les archives de toute la France, pour beaucoup inédites, Ludivine Bantigny restitue l’énergie des luttes, des débats, des émotions et des espoirs portés par les acteurs de 68 : toutes celles et tous ceux – ouvriers, étudiants, militants mais aussi danseurs, médecins, paysans, artisans, poètes d’un jour, et les femmes à parts égales avec les hommes – qui ont participé au mouvement. Elle s’intéresse aussi à « l’autre côté » : la police, le pouvoir et les oppositions à la contestation.
Son livre s’attache au vif des événements : à la diversité de leurs protagonistes plus qu’aux seuls porte-parole désignés, à leurs pratiques plus qu’à la rhétorique dont on les a ensuite enveloppés, à la grève qui met le temps en suspens. « Les événements » : si la formule est restée vague faute de pouvoir à coup sûr qualifier ce qui s’était passé, du moins a-t-elle le mérite de revenir précisément aux faits, aux projets, à l’inventivité, à tout ce qui a été imaginé, de grand et de petit, pour réellement « changer la vie ».

Ludivine Bantigny est historienne, maîtresse de conférences à l’université de Rouen Normandie. Ses recherches portent sur les engagements politiques et la conscience historique au XXe siècle. Elle a notamment publié La France à l’heure du monde. De 1981 à nos jours (Seuil, 2013 ; « Points Histoire », 2018).

Éditions Seuil, 25€.

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Mai 68, l'affiche en héritage

 

Le 15 mai 1968, un atelier d’affiche est créé au sein de l’école des Beaux-Arts. Quelques jours plus tard, les occupants de l’école des Arts décoratifs fondent à leur tour un « atelier populaire ». Pendant plus d’un mois, des assemblées générales réunissent quotidiennement artistes, étudiants et travailleurs pour discuter des thèmes et des slogans des affiches qui sont réalisées le jour même. À travers la présentation chronologique de quelque deux cents créations, démontrant à quel point elles ont su traduire les Événements, et les témoignages de nombreux acteurs de l’époque, ce livre retrace l’aventure des ateliers populaires, illustrée de rares photos sur leur fonctionnement, dont celles de Marc Riboud. Tout en offrant un regard inédit sur cette production exceptionnelle, il brise certains mythes, comme celui de la création spontanée des étudiants. Il atteste en définitive que ce précieux legs, donné à tous grâce à un anonymat soigneusement préservé, constitue un patrimoine esthétique et culturel majeur du XXe siècle, qui n’a cessé jusqu’à aujourd’hui, d’inspirer de nombreux designers graphiques.

 

Éditions Alternatives, de Michel Wlassikoff, 30€.

 

 

 

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